Un effritement éhonté de la capacité stratégique des ministères

Une nouvelle étape dans la démarche de réingénierie du gouvernement libéral a été franchie le 5 mai dernier, lors du dépôt du Plan de modernisation 2004-2007 par la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget. De manière quasi unanime, les médias ont conclu à un changement de ton, voire à un recul gouvernemental en ce qui a trait à la réinvention de l’État québécois. Ne partageant pas cette interprétation, nous croyons que le gouvernement se donne plutôt les moyens de ses ambitions, que le Plan contient les germes d’une reconfiguration radicale de la gouvernance Québécoise. Bien qu’il contienne plusieurs dimensions, comme l’illustrent ses 27 projets articulés à partir de quatre axes prioritaires (l’amélioration des façons de faire ; l’allégement des structures ; la réévaluation des programmes ; et, enfin, la planification des ressources humaines), la ministre Jérôme-Forget insiste sur ce que cette modernisation n’est pas un exercice comptable, mais plutôt un travail d’architecte.

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