L’identité franco-québécoise d’hier à aujourd’hui: la fin des vieilles certitudes

Thèse selon laquelle la définition de l’identité québécoise, et les enjeux dont elle a été constamment l’objet, ont été un défi central pour la sauvegarde du Québec comme société distincte.
La différence québécoise a obsédé des générations d’historiens et de sociologues. Cela n’a rien pour étonner. C’est sous la figure de l’exception que cette société s’est donnée à tous ceux qui ont entrepris de la comprendre. Mais une raison plus fondamentale explique la fascination qu’exerce depuis toujours la particularité de la société québécoise. Depuis la conquête anglaise, c’est en s’arc-boutant à cette différence qu’elle a pu perdurer dans l’histoire du continent. Longtemps, en effet, pour ces historiens et ces sociologues, il a été nécessaire de cerner la société québécoise dans ce qui la distingue des autres afin de fournir aux Canadiens français et plus tard aux Québécois les raisons de vouloir durer dans l’histoire.

Répondre à la question de la particularité de l’identité québécoise, c’est bien sûr se mettre à la tâche de dégager des traits identitaires qui seraient propres au Québec, mais c’est également se pencher sur cette fascination jamais démentie qui depuis deux siècles porte historiens, sociologues et intellectuels en tous genres à les circonscrire, à en faire l’objet de débats et à les transformer en arguments politiques. Je voudrais ainsi montrer que le voyage au cœur de l’identité québécoise s’est toujours donné comme destination un certain accomplissement de l’histoire.

Il s’agira ainsi de faire valoir la thèse selon laquelle la définition de l’identité québécoise et les enjeux dont elle a été constamment l’objet (…)

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