Mathieu Huard-Champoux

Étudiant, doctorat en science politique, Université du Québec à Montréal
Directeur : Alain-G. Gagnon
mathieu.champoux@gmail.com

Spécialités

Politiques identitaires – Nationalisme – Politiques de reconnaissance – Diversité culturelle – Minorités nationales.

Sujet de la recherche

Des théories de la reconnaissance aux politiques de reconnaissance: l’institutionnalisation des politiques de reconnaissance en Grande-Bretagne et au Canada.

Résumé de la recherche

Ma thèse portera sur l’application des grandes théories de la reconnaissance au niveau des politiques de reconnaissance des minorités nationales au Canada et en Grande-Bretagne. Plusieurs auteurs proposent de miser sur des politiques de reconnaissance afin d’assurer des droits collectifs aux communautés (Taylor, 1997; Parekh, 2006; Carens, 2000). Selon cette perspective, certains auteurs insistent sur l’importance de la reconnaissance des minorités nationales dans un contexte multinational et libéral (Kymlicka, 1995; Gagnon et Tully, 2001; Miller, 2000; Keating, 2001; Norman, 2006; Tamir, 1993). Selon cette approche, qui découle d’une perspective libérale, les minorités nationales ont droit à certains dispositifs qui leur permettent de s’épanouir grâce à des institutions faisant état de leurs particularités linguistiques et culturelles. Cette défense des droits collectifs s’opère en tant que prolongement des droits individuels (Kymlicka, 1995 : 77-112) qui ne peuvent être dissociés du contexte culturel distinctif permettant à l’individu d’avoir accès à un « contexte de choix » (Kymlicka, 1995 : 123-125).

Le choix du Canada et de la Grande-Bretagne s’explique par leur association aux droits collectifs et par les dispositifs qu’ils ont mis en œuvre pour leurs minorités nationales respectives. Plusieurs questions de recherche se posent : i) Leurs politiques de reconnaissance prennent-elles suffisamment en considération les demandes des minorités nationales ? ii) Comment leurs politiques de reconnaissance répondent-elles aux critiques essentialistes des partisans de la construction d’une identité cosmopolite qui transcenderait les frontières identitaires nationales ? iii) Comment ces deux modèles étatiques prennent-ils en compte le développement et l’épanouissement des minorités nationales tout en respectant le principe de fluidité des identités ? La question centrale vise donc à expliquer comment les pratiques institutionnelles de reconnaissance des minorités nationales de ces deux États tiennent compte du débat théorique entre les partisans des politiques de reconnaissance et leurs critiques.

Formation académique

En cours

Doctorat, science politique, Université du Québec à Montréal.

2008

Maîtrise, science politique, Université du Québec à Montréal.

2000

Baccalauréat, géographie, Université de Sherbrooke.

Communications avec comité

«Theories of nationalism». Présentation faite dans le cadre de l’Institut international de l’école d’été au Mexique sur la diversité et la démocratie. Université de Guadalajara. (19 juin 2007).

«State Nationalism in China since 1989: a pragmatic approach to the promotion of national identity?», Conférencier au Montreal China Scholars Symposium. Université Concordia. (18 avril 2007).

Expériences professionnelles

Assistant de programme pour le Groupe de recherche sur la gouvernance démocratique et l’ethnicité qui regroupe l’UQAM, l’université de Toronto et l’université Queens (2006-2008)

Assistant de recherche Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité au Québec (2006-2007).

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